Le logiciel de bord du Boeing 737 MAX aurait été sous-traité à des firmes néophytes en aéronautique

Des dizaines de Boeing 737 MAX cloués au sol sur un parking à proximité de Seattle le 27 juin 2019. | Elaine Thompson/Keystone

Série noire pour le Boeing 737 Max, cloué au sol depuis le crash du vol d’Ethiopian Airlines en mars dernier. Entré en service trois ans plus tard que prévu, en 2011, avec des millions de dollars de budget dépassé, le modèle est épinglé par une enquête publiée par Bloomberg. Il donne la parole à une série d’ingénieurs de l’aviateur américain: les témoignages sont accablants.

Pourquoi c’est grave. Selon l’article, la stratégie de Boeing était claire: développer un avion suffisamment proche des précédents modèles pour ne pas devoir changer les lignes de construction et, donc, faire des économies. Mais Boeing est allé plus loin. L’entreprise a choisi de sous-traiter une partie des développements informatiques de son logiciel de bord à des firmes non spécialisées dans l’aéronautique.

Le travail des sous-traitants était en dessous des normes de qualité définies par l’avionneur, note Bloomberg. Les ingénieurs de Boeing devaient souvent refaire le travail. Ces derniers se seraient de plus plaints de pressions des managers pour être moins pointilleux, et l’Agence de sécurité aurait fermé les yeux sur certains dysfonctionnements.

Mais pourquoi donc délocaliser? Bloomberg affirme que des contrats ont été conclus avec l’Inde en échange d’investissements de la firme dans le pays.

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