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La Suisse atteint son jour du dépassement, un peu plus tard qu'en 2021

Le jour du dépassement tombe ce vendredi 13 mai pour la Suisse. C’est à partir de ce jour que le pays vit à crédit, compte tenu de sa consommation de ressources, selon cet indicateur établi par l’ONG Global Carbon Footprint. Cela signifie que la Confédération utilise plus de quatre fois de ressources que ce que ses propres écosystèmes peuvent régénérer.

Le mode d’emploi. Cette date symbolique est obtenu par un simple calcul: d’abord, une division entre la consommation de ressources et la «biocapacité» disponible, c’est-à-dire la capacité des écosystèmes à les régénérer. Ce calcul donne une estimation du «nombre de planètes» nécessaires pour satisfaire notre consommation. On en déduit ensuite une date de l’année.

Dans les détails, le jour du dépassement prend en compte six indicateurs clés dans l'empreinte écologique des activités humaines:

  1. La déforestation liée à la demande,

  2. L’empreinte carbone,

  3. Les surfaces agricoles,

  4. Les surfaces de pâturage,

  5. La surface de terrain bâti,

  6. La consommation de produits issus de la pêche.

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L’avis d’un expert. Si la démarche de l’ONG est parfois critiquée pour sa méthodologie, la problématique est bien réelle. Sébastien Humbert, directeur scientifique de Quantis, spin-off de l'EPFL spécialisée dans les analyses de cycle de vie (ACV), commente:

«Le jour du dépassement est avant tout un indicateur à visée pédagogique. Au début des années 2000, lorsque ces questions étaient moins connues, on en parlait surtout entre scientifiques. Mais pour parler au grand public, l’idée du nombre de planètes qui seraient consommées si toute la planète agissait comme tel ou tel pays – il suffit ensuite de faire une simple règle de trois pour calculer le jour de l’année à partir duquel on vit à crédit – est très éclairante.

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