La science davantage reconnue dans le pacte de Glasgow sur le climat

Alok Sharma, le président de la COP26, reçoit une ovation lors de la session plénière de la COP26 Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Glasgow, le 13 novembre 2021. | ROBERT PERRY/Keystone

Dans les colonnes du média CarbonBrief, plusieurs climatologues — dont la professeure à l’ETH Zurich et co-autrice du Giec Sonia Seneviratne— se réjouissent de voir que les recherches du Giec ont été explicitement reconnues dans le Pacte de Glasgow sur le climat, suite à la 26ème conférence sur le climat (COP26). Rétrospectivement, ils reconnaissent avoir craint qu’il ne prenne pas en compte dans sa déclaration finale les résultats du dernier rapport du Giec datant d’août 2021. Une lettre récoltant 200 signatures de scientifiques en deux jours aurait ainsi circulé à l’heure des négociations.

Pourquoi c’est important. Cette peur se fonde sur un précédent: en 2018, lors de la COP24 à Katowice, en Pologne, aucune conclusion du rapport spécial sur le réchauffement à 1,5°C n’avait été inclue dans le document final, rapportent les chercheurs. Le dernier rapport du Giec, qui dresse un portrait alarmant de catastrophes naturelles plus rapides et extrêmes que prévu, accentue la nécessité de prendre des mesures concrètes et urgentes.

Les scientifiques nuancent toutefois ce succès: «Il ne s’agit que de la première étape. Les engagements restent insuffisants. Dans les prochains mois, les Etats devraient développer des mesures concrètes pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en incluant la justice climatique et l’équité», a tweeté la climatologue Sonia Seneviratne.

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