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La famine à Madagascar ne résulte pas du changement climatique

Une mère et son enfant attendent de la nourriture dans leur maison du village de Fenoaivo, à Madagascar. | KEYSTONE / AP PHOTO / LAETITIA BEGAN

Au sud du Madagascar, la sécheresse provoque depuis plusieurs mois une famine sans précédent. Cet été, les Nations unies la qualifiaient de «première famine climatique au monde». Or, une étude d’attribution, publiée ce jeudi, prouve le contraire. Le World Weather Attribution (WWA), qui cherche à comprendre les causes derrière des phénomènes météorologiques extrêmes, nuance: cette famine découlerait d’un éventail de vulnérabilités variées, comme la pauvreté, des infrastructures défaillantes et une agriculture fortement dépendante des pluies — et par extension de la variabilité naturelle du climat.

Pourquoi c’est important. Si l’urgence humanitaire au Madagascar reste inchangée par cette nouvelle (au moins 500’000 enfants sont en danger de malnutrition aiguë), l’attribution des événements climatiques est une question cruciale. Aujourd’hui, mais également pour demain: le dernier rapport du Giec rappelait que les événements extrêmes seront plus fréquents et plus intenses. Encore faut-il pouvoir distinguer ce qui relève de l’aléa météorologique ou du dérèglement climatique.

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