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La Belgique ouvre une nouvelle voie dans le retraitement des déchets nucléaires

La construction de l'accélérateur du réacteur expérimental MYRRHA devrait être achevée en 2026 | SKC-CEN

Pour les Belges, l’équivalent de la tour Eiffel, c’est l’Atomium, construit pour l’Exposition de 1958 à Bruxelles. Et ce n’est pas un hasard. Depuis 1952, le pays est pionnier en Europe dans la recherche atomique. Sur le site technique du Centre d’Étude pour l’Énergie Nucléaire de Mol (SKC-CEN), où a été construit le premier réacteur à eau pressurisée d’Europe, on démarre la construction d’un réacteur peut-être révolutionnaire: MYRRHA, pour Multi-purpose hYbrid Research Reactor for High-tech Applications. De quoi relancer l’énergie nucléaire dans un pays qui a décidé de fermer ses réacteurs en 2025, soit dix ans avant la Suisse? Pas sûr, mais peut-être de quoi surmonter les limites actuelles du retraitement comme celles futures du stockage géologique.

Pourquoi la Suisse devrait s’y intéresser. A travers ce projet, la Belgique entend développer un nouveau type de réacteur nucléaire. Il se sert d’un accélérateur de particules pour provoquer la fission des atomes et n’a ainsi pas besoin de contrôler les réactions en chaine. De plus, il peut servir à transmuter les déchets à haute activité et longue vie pour en diminuer drastiquement la radioactivité, tout en produisant de l’électricité. C’est une solution qui réduit le stockage géologique de ces déchets. Les recherches menées avec MYRRHA sont ainsi complémentaires à celles de la start-up suisse Transmutex.

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