L'intrication quantique reproduite à l'échelle microscopique

Image d'illustration | Johnny Brown/usplash

Pour la première fois, des chercheurs ont avancé la preuve du phénomène d’intrication quantique à une échelle un peu plus proche de la nôtre, et non plus seulement à l’échelle atomique. Deux équipes indépendantes de l’Université de Boulder (Colorado) et d’Aalto (Finlande) sont parvenues à construire des petits oscillateurs mécaniques dits «intriqués», qui se comportent comme une paire de tambours qui résonnent à l’unisson, et qu’il n’est plus possible de distinguer. La perturbation de l’un entraîne automatiquement la fausse note de l’autre, explique Le Monde en filant la métaphore musicale.

Pourquoi c’est une prouesse. En 2018, deux équipes, dont la finlandaise, avaient déjà obtenu une telle intrication quantique, mais avec des preuves plus indirectes. Surtout, on se rapproche ici de l’échelle macroscopique, celle des phénomènes visibles, même si la membrane des «tambours» ne mesure encore que 10 micromètres de diamètre. L’intérêt, à plus long terme? Concevoir des appareils de mesure ultrasensibles, voire stocker l’information sous forme de mémoire quantique, et surtout, améliorer la compréhension de la physique quantique en elle-même.

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