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L'informatique quantique, un enjeu d'avenir au sommet Gesda

Ordinateur quantique d'IBM | G. Carlow / IBM Research

La diplomatie scientifique n’est pas un concept inconnu pour la Genève internationale. Avec son premier sommet, qui se tient du 7 au 9 octobre, le Geneva Science and Diplomacy Anticipator (Gesda) entend bien en devenir un acteur incontournable. La fondation, créée en 2019 par la Confédération et le canton de Genève, a officiellement lancé le 7 octobre son Science Breakthrough Radar, un état des lieux des enjeux scientifiques les plus stratégiques à trois horizons temporels: 5, 10 et 25 ans.

Mais au-delà de la seule prospective, la fondation basée à Genève a aussi annoncé un partenaire de taille: la fondation américaine Xprize, qui a déjà distribué plus de 350 millions de dollars avec ses prix éponymes. Celle-ci va établir ses quartiers généraux européens à Genève, et avec Gesda, lancer un nouveau concours consacré au développement de l’informatique quantique. Selon nos informations, jusqu’à 30 millions de dollars pourraient être alloués à ce prix.

Pourquoi l’informatique quantique? Si l’intelligence artificielle a déchaîné, au cours des dernières décennies, l’imagination des romanciers et des réalisateurs, l’informatique quantique reste un domaine moins connu du grand public. Mais le monde des affaires est, depuis quelques années, scrute avec attention les moindres développements du champ. En ligne de mire, la «suprématie quantique», c’est-à-dire le seuil où l’informatique quantique deviendra plus intéressante que les ordinateurs traditionnels. Les enjeux économiques sont colossaux: la puissance de calcul d’ordinateurs quantiques entièrement aboutis pourrait, à terme, menacer les standards de sécurité informatiques traditionnels.

Un enjeu d’avenir. Vous avez dit quantique? L’informatique quantique se base en effet sur des principes issus de la mécanique quantique, ce qui complique son appréhension. A l’occasion d’une table ronde organisée pour le sommet Gesda, Nicolas Gisin, professeur de physique à l’Université de Genève et spécialiste de la physique quantique, explique:

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