L'empreinte carbone des JO d'hiver à Pékin en question

Un snowboarder à Zhangjiakou à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de Pékin | Keystone / AP / GREGORY BULL

Qui dit JO d’hiver, dit neige. Mais Pékin, qui accueille les Jeux du 2 au 20 février, s’est trouvé confronté à une pénurie d’or blanc. Les canons à neige ont fonctionné à plein régime depuis la mi-novembre sur les sites de Yanqing et de Zhangjiakou, à une centaine de kilomètres de la capitale chinoise, où se dérouleront les épreuves de ski — sur une neige 100% artificielle. A côté des pistes, pas un flocon, relate Le Monde. Les organisateurs avaient pourtant promis des Jeux «respectueux de l’environnement, fédérateurs, ouverts et propres», avec notamment des sites de compétition alimentés à 100% par de l’électricité verte.

Où est le problème? Dans cette région aride où tombe moins de 5 cm de neige par hiver, la production de neige artificielle pour les Jeux va consommer 2 millions de mètre cubes d’eau — l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville chinoise de 12’000 habitants, selon la professeure en hydrogéologie Carmen de Jong de l’Université de Strasbourg, citée par le quotidien français. Selon la spécialiste, il est «irresponsable» d’avoir organisé les Jeux dans une région qui souffre déjà d’une pénurie d’eau sévère. Elle déplore aussi, malgré les efforts réalisés par la Chine, que les organisateurs ne présentent aucun chiffre relatif à la neutralité climatique de l’événement.

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