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L'armée suisse agit pour la planète, mais son bilan n'est pas si vert

Le trafic aérien représente la plus large part de l'empreinte carbone de l'armée suisse | Keystone / Peter Klaunzer

L’armée veut verdir son treillis. Le 31 août, la conseillère fédérale Viola Amherd a présenté la nouvelle charte de l’environnement du Département de la défense, ainsi qu’un plan d’action pour réduire, dès 2030, d’au moins 40% son empreinte carbone — par rapport à 2001. L’objectif semble déjà en passe d’être atteint: en 2019, l’armée suisse avait déjà réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28% par rapport à 2001 — 36% en 2020. Mais la route vers la neutralité carbone est longue, et surtout, cet exercice n’englobe pas l’ensemble de l’empreinte environnementale de l’armée.

Pourquoi le diable est dans les détails. Pour l’armée, c’est un exercice de transparence intéressant. Mais ces engagements portent ici seulement sur l’empreinte carbone, c’est-à-dire les émissions de GES directement produites lors de la consommation d’énergie ou de carburants, y compris les déplacements de militaires vers leur lieu de service. Dans la pratique, l’armée doit aussi composer avec les atteintes environnementales de ses activités, par exemple la pollution des munitions.

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