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L'AIE appelle à la fin des investissements dans le pétrole et le gaz

Extraction de gaz en Pologne | Darek Delmaniwicz/ EPA/ Keystone

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) met de l’eau dans le gaz au sens propre, ou presque. Dans un rapport commandé par la présidence de la future COP26, elle exhorte les gouvernements à stopper dès maintenant les investissements dans les hydrocarbures, y compris le gaz pourtant mis en avant par certains pays comme énergie de transition.

Pourquoi c’est important. Le rapport de l’AIE le rappelle, le secteur énergétique représente les trois quarts des émissions de CO2 dans le monde. Une transition rapide est donc nécessaire pour faire face au défi climatique, impliquant de tourner le dos une fois pour toutes aux énergies fossiles.

Les auteurs du rapport sont clairs, même si l’ensemble des pays parviennent à tenir leurs engagements climatiques, il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris tant que le pétrole, le gaz et le charbon feront parties du mix énergétique mondial.

La fiche de route. Pour y arriver, les auteurs ne prévoient pas moins de 400 étapes à atteindre d’ici 2050. Entre autres, ils estiment que plus aucune voiture avec un moteur à combustion ne devrait être mise en vente d’ici à 2035 et que la production d’électricité mondiale devrait atteindre le zéro net carbone d’ici au plus tard 2040.

Tout ceci aura cependant un coût. L’AIE estime que l’engagement financier dans les secteurs énergétiques devra passer de 2000 à 5000 milliards de dollars (1800 à 4500 milliards de francs) par an d’ici à 2030. De plus, l’annonce de l’AIE risque de se retrouver en porte-à-faux avec la volonté de certains gouvernements, dont la France, de faire reconnaître le gaz comme une énergie propre pouvant servir à la transition énergétique.

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