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L'Agence internationale de l'énergie voit la fin du pétrole

Image d'illustration | VALENTIN FLAURAUD/KEYSTONE

Traditionnellement publié en novembre, l’Agence internationale de l’énergie (IEA) a dévoilé son traditionnel World Energy Outlook avec quelques semaines d’avance, le mercredi 13 octobre. COP26 oblige, l’agence a préféré rendre public son rapport annuel en amont, afin qu’il puisse éclairer la table des négociations climatiques. Plusieurs scénarios prospectifs de l’évolution de la demande mondiale en énergie y sont envisagés. L’enjeu est de taille: sauver l’objectif des +1,5°C de l’accord de Paris.

Pourquoi on en parle. Selon les scénarios de l’IEA, si les pays respectent leurs engagements pris en amont de la COP26, la demande en combustibles fossiles devrait atteindre son maximum d’ici à 2025, avant de décroître. C’est la première fois que la demande de pétrole diminue dans tous les scénarios examinés par l’agence.

Pour l’IEA, la trajectoire d’un réchauffement limité à +1,5°C — un seuil qui sera atteint d’ici moins de 20 ans selon les derniers travaux du Giec — permettrait d’«éviter les pires effets du changement climatique». Par rapport à l’édition 2019 du rapport de l’IEA, où l’agence estimait que cet objectif «pose des défis qui seront difficiles et coûteux à surmonter», le changement de ton est radical.

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