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EXCLUSIF - Deux zadistes du Mormont racontent comment la police les a mis en cage

Des activistes pour le climat défilent lors d'une manifestation après le premier procès des activistes de la ZAD du Mormont le 17 janvier 2022 au Tribunal d'arrondissement de La Côte à Nyon. | KEYSTONE / Laurent Gillieron

Il fallait une balise pour marquer la fin de la crise Covid-19. Le 16 février, le Conseil fédéral annoncera la fin des restrictions sanitaires en Suisse. Climat, santé, technologie, éducation, vie quotidienne: durant la semaine qui précède cette échéance, Heidi.news explore ce qui sera le monde d'après.

Ils risquent la prison pour avoir manifesté pour le climat. Le 30 mars 2021, la zone à défendre (ZAD) du Mormont (VD), qui bloquait l’extension de la carrière du cimentier Holcim — le plus grand émetteur de CO2 du pays, était évacuée par les forces de l’ordre. Près d’un an plus tard, une quarantaine de prévenus font face à la justice, dont Joël* et Sylvain*, un jeune couple qui encourt jusqu’à 2 mois de prison ferme. Sous couvert d’anonymat, ils confient à Heidi.news l’angoisse et l’incertitude qui planent depuis leur condamnation, et ce sentiment amer d’être muselé par un «acharnement judiciaire arbitraire».

Pourquoi c’est important. Depuis plusieurs mois, les procès climatiques déferlent sur la Suisse. Ils inondent les tribunaux et se heurtent à une jurisprudence qui ne reconnaît toujours pas l’urgence climatique. Les condamnations éclaboussent jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), provoquant même l’inquiétude de trois Rapporteurs spéciaux des Nations unies. Des avocats suisses engagés dans la défense des militants pro-climat craignent d’ailleurs que le droit de manifester en sorte fragilisé.

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