Et si le déclin des oiseaux en Amérique du Nord était une bonne nouvelle pour les espèces locales?

Étourneaux sansonnets (image d'illustration) | Marek Szczepanek/Creative Commons

Fallait-il être aussi dramatique? C’est la question que posent désormais plusieurs spécialistes suite à la parution, il y a une dizaine de jours, d’une étude dressant un état des lieux catastrophiste des populations d’oiseaux en Amérique du Nord. Le chiffre, également relayé par Heidi.news: 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. Or, cette information scientifique aurait dû être nuancée, explique le site Undark.

Pourquoi c’est à relativiser. Certaines espèces concernées par ces baisses de populations ne sont pas endémiques, voire peuvent être considérées comme invasives. C’est le cas de l’étourneau sansonnet et du moineau domestique, très communs en Europe comme outre-Atlantique, et qui représentent à eux seuls 15% du total. De plus, les populations de certaines espèces auraient pu être artificiellement gonflées dans les années 1970, prises comme référence de l’étude. Leur déclin pourrait aussi s’interpréter comme un retour à une situation antérieure à l’arrivée des premiers colons du fait de la reforestation, argue le professeur de sciences biologiques Brian McGill, cité par Undark.

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Lire l'article publié par Undark