Reservé aux abonnés

En Suisse, le journalisme scientifique est-il devenu une espèce menacée?

Sarah Sermondadaz

En Suisse, le journalisme scientifique meurt-il en silence? Avec la disparition probable du pure player alémanique Higgs.ch, la question se pose. Il s’agissait du premier média, dans ce pays, à ne produire que des articles sur la science. La pandémie de Covid-19 a braqué les projecteurs sur la recherche. Les médias qui avaient la science chevillée au corps – dont Higgs.ch et Heidi.news – ont alors connu un regain d’intérêt. Promesse d’un bel avenir?

Et là, patatras, il semble redevenu la cinquième roue du carrosse. Comme en 2018, où la concentration du paysage médiatique avait conduit à un constat – qui a d’ailleurs contribué à la création de Heidi.news: en Suisse, le journalisme scientifique est une espèce en voie de disparition. «Quand il s’agit de faire des économies dans les médias, les rubriques scientifiques sont parmi les premières victimes», expliquait à Swissinfo Mark Eisenegger, spécialiste des médias de l’Université de Zurich. Au sein de plusieurs médias, c’est la Bérézina: les rubriques sciences fondent comme la banquise. Des tentatives existent, comme celle du Blick, où on compte sur une IA pour valoriser les recherches menées à l’EPFL. Mais le projet semble mal parti, selon la NZZ.

Reservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Connectez-vous