En retard sur SpaceX, ArianeGroup mise à son tour sur les lanceurs réutilisables

Fusée Ariane à Kourou | ArianeGroup

SpaceX l’a fait en dix ans, mais c’est en quatre ans que la firme d’aérospatiale européenne ArianeGroup — coentreprise constituée de Safran et d’Airbus— va devoir développer son propre minilanceur réutilisable. Le ministre français de l'économie Bruno Le Maire a annoncé ce virage stratégique ce 6 décembre, à l’occasion d’un déplacement dans l’usine française du groupe à Vernon, dans l’Eure. Il a indiqué que la technologie devrait être opérationnelle en 2026, et ajouté que l'Europe a «manqué le virage du lanceur réutilisable, nous n'y avons pas cru, nous avons pris du retard par rapport à nos partenaires américains qui ont développé SpaceX et Falcon 9, et ce retard, il faut le rattraper», rapportent les Echos.

Pourquoi c’est important. Lorsque SpaceX a amorcé le développement de lanceurs entièrement réutilisables en 2011, le défi semblait techniquement difficile. La pratique tend désormais à se généraliser, permettant de précieuses économies sur le matériel. En septembre, l’usine française de Vernon annonçait la suppression de 600 postes. Elle a désormais vocation à voir ses effectifs augmenter, a annoncé le ministre. Reste à ne pas rater ce nouveau pari technique: le nouveau lanceur lourd de la firme, Ariane 6, a déjà pris un retard de plus de deux ans. Son premier lancement inaugural est prévu au second semestre 2022.

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