En hiver, faute de soleil, les Suisses manquent de vitamine D

Des skieuses profitent du soleil à Nendaz. | Jean-Christophe Bott / KEYSTONE

En Suisse, le faible ensoleillement en automne et en hiver ne permet par à l’organisme de produire la dose quotidienne de vitamine D recommandée par l’OMS, conclut une étude financée par le FNS.

Pourquoi c'est important. La vitamine D est essentielle à la santé des os et pourrait jouer un rôle notamment contre certaines infections respiratoires et certains types de cancers. On connaissait les problèmes de carence en vitamine D dans les pays européens. Ces nouveaux travaux permettent de mieux comprendre le phénomène afin de faciliter la prévention.

Les explications de l’expert. S’exposer au soleil est nécessaire pour que la peau fabrique de la vitamine D, sous l’effet du rayonnement UV. Mais une exposition trop longue augmente les risques de cancer de la peau. David Vernez, du Centre universitaire de médecine générale et santé publique à Lausanne, qui a dirigé l’étude:

«Nos résultats apportent des réponses supplémentaires dans le débat sur la bonne dose d’exposition. Nous avons comparé le temps nécessaire à produire la dose quotidienne de 0,024 milligrammes recommandée par l’OMS, à la durée d’apparition du premier coup de soleil.

En automne déjà, la fenêtre d’opportunité se ferme rapidement, ce qui est étonnant. On aperçoit que, dès cette période de l’année, il est pratiquement impossible d’atteindre la dose recommandée.»

Les solutions proposées. Les carences en vitamine D touchent en premier lieu les personnes âgées, plus sujettes à l’ostéoporose. Elles peuvent aussi favoriser certains cancer du reins selon David Vernez. Pour pallier le manque de production de vitamine D, il faudrait encourager la prise d’un supplément chez les seniors dès l’automne, comme cela est déjà le cas pour les enfants en bas âge. Sans dépasser, bien sûr, la dose prescrite par le médecin.

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Lire l’article dans Journal of Exposure Science & Environmental Epidemiology (EN)