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Du ski à l’alpinisme, le changement climatique redessine les sports alpins

Une alpiniste se dirige vers le Piz Trovat à 3146 mètres d'altitude au-dessus de Pontresina.  | KEYSTONE/Arno Balzarini

Il fallait une balise pour marquer la fin de la crise Covid-19. Le 16 février, le Conseil fédéral a annoncé la fin de la plupart des restrictions sanitaires en Suisse. Heidi.news explore ce que sera le monde d'après.

Prises d’assaut pendant la pandémie, les Alpes étaient une source d’évasion pour assouvir la soif des grands espaces des Suisses semi-confinés. Randonnée, ski, grimpe, alpinisme... ces pratiques sportives pourraient pourtant être fragilisées par le réchauffement climatique, qui remodèle le paysage alpin à une vitesse sans précédent. A quoi ressembleront les sports alpins de demain? Rencontre avec des chercheurs du Centre interdisciplinaire de recherche sur la montagne, à Bramois, qui se penchent sur le phénomène.

Pourquoi on en parle. De par sa situation continentale, la Suisse se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Ses températures pourraient grimper de près de 5,5°C d’ici la fin du siècle sans action ambitieuse pour le climat, selon les scénarios 2018CH. A chaque degré supplémentaire, la limite pluie-neige (on parle d’isotherme 0°C) s’élève d’environ 200 mètres, privant toujours plus de stations d’enneigement naturel.

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