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Dominique Bourg: «La communication du Giec a longtemps été catastrophique»

Le changement climatique est déjà là: les températures ont grimpé, de même que les niveaux des mers. Des milliers d’hectares de forêts sont partis en fumée, en Sibérie, dans le bassin méditerranéen ou en Californie. Un été de catastrophes naturelles qui pousse à se questionner sur l‘habitabilité future de la planète, pour Dominique Bourg, philosophe et professeur à l’Université de Lausanne. Mais aussi, selon lui, sur l’efficacité de la communication du Giec. A voir en vidéo ci-dessus, et à lire à travers plusieurs extraits choisis.

Sur les catastrophes climatiques de l’été. Cet été a été marqué par de nombreuses catastrophes climatiques. Des vagues de chaleurs, des inondations — parfois très meurtrières — en Belgique, en Allemagne mais aussi en Suisse. Puis aux Etats-Unis dernièrement. Dominique Bourg le reconnaît: «Les catastrophes climatiques de cette année sont effrayantes. Cela fait peu de temps que de façon quasi universelle, nous sommes affectés par des évènements extrêmes.»

Lire aussi: Rapport du Giec: peut-on encore parler de catastrophes naturelles?

Les étés aux températures records s’enchaînent en Europe, en particulier depuis 2015. Toutefois, cette année 2021 marque un nouveau changement, de par les extrêmes de températures mesurés, propres à marquer les esprits:

«48 degrés en Sibérie, ça ébranle un peu les têtes consuméristes, mais pas très longtemps.»

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Un suivi interactif des grands indicateurs du dérèglement climatique et de ses solutions.