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Des étudiantes genevoises font le pari d'un préservatif biodégradable en cellulose

Image d'illustration | CHRISTIAN BEUTLER/KEYSTONE

Peut-on concilier contraception et écologie? Qu’ils soient en latex ou en polyuréthane, les préservatifs posent aujourd’hui un problème pour l’environnement: même si le latex peut théoriquement être produit à partir d’hévéa, il est aujourd’hui souvent obtenu par polymérisation de dérivés pétroliers, et ne se recycle pas. Et les alternatives pour pallier les allergies au latex, comme le polyuréthane, posent le même problème. Pour y remédier, quatre étudiantes de l’Université de Genève (UNIGE) ont l’idée de concevoir des «capotes» en cellulose, matériau entièrement biodégradable et facile à produire. Elles présentaient leurs travaux à l’occasion d’une conférence le 25 février.

Pourquoi c’est un vrai sujet. Chaque année, 27 milliards de préservatifs sont distribués, soit 17 millions à l’échelle de la Suisse. Trop souvent, ils finissent bloqués dans les stations d’épuration, voire dans la nature puis dans les amas de plastique des océans. Mais avant que l’idée de ces étudiantes ne puisse devenir réalité, la route est encore longue: il faudra d’abord déterminer la formulation optimale du matériau qui le rendra à la fois suffisamment souple et suffisamment résistant, puis réaliser des essais mécaniques pour le vérifier.

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