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Des embryons à la fois singes et humains interrogent les limites de la recherche

Photographie de l'embryon chimère: les cellules humaines apparaissent en rouge | Weizhi Ji

A-t-on franchi une ligne rouge? Des chercheurs américains et chinois ont injecté des cellules souches humaines dans des embryons de macaques, puis observé leur développement in vitro jusqu’aux premières étapes de la différentiation des tissus. Ces chimères — c’est ainsi qu’on appelle le phénomène par lequel on retrouve des cellules de patrimoine génétique différent au sein d’un même individu — d’espèces différentes posent bien sûr des questions éthiques, même si les limites semblent respectées… pour l’instant.

Pourquoi c’est intéressant. Les règles de bioéthique encadrent strictement les recherches actuelles sur l’embryon humain. Mais les modèles animaux — où l’on étudiera des embryons de souris, de rats ou de lapins — sont insuffisants face à certaines questions, par exemple en médecine reproductive. De telles chimères animal-humain faciliteraient de tels travaux, tout en évitant tout recours direct à des embryons humains.

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