Des animaux imaginaires pointent les inégalités dans la conservation des espèces menacées

L'un des animaux imaginaires dessinés pour les besoins de l'étude | RORY MCCANN/Society for Conservation Biology

Ils sont surprenants, mignons et colorés. Des Pokemon? Pas du tout: ces animaux fictifs sont tout droit sortis de l’imagination du dessinateur Rory McCann et de Sarah Papworth, biologiste à l’Université de Londres. Dans une étude publiée dans les Conservation Letters, repérée par Science, la chercheuse a voulu évaluer quelles espèces étaient les plus susceptibles de recevoir des financements destinés à leur conservation.

La revanche des «moches». La chercheuse a ainsi sondé des centaines de personnes ayant déjà donné pour des actions de conservation animale, afin de savoir pour quel animal imaginaire elles seraient prêtes à donner de nouveau. Sans surprise, comme dans la vraie vie, ce sont les animaux les plus beaux et les plus colorés qui remportent le plus facilement l’adhésion des mécènes. Mais il y a heureusement de l’espoir, même pour les animaux au physique jugé ingrat par l’oeil humain. Une étude polonaise a récemment montré que le nasique, un singe connu pour son nez protubérant, avait vu les financements par crowdfunding affluer après être devenu un mème très populaire (phénomène humoristique sur internet).

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