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Derrière le son Stradivarius, un traitement chimique du bois?

La réparation d'un violon du 17e ou du 18e produit des précieux copeaux de bois | Université nationale de Taïwan

Qu’est-ce qui explique le timbre unique des violons fabriqués par le luthier Antonio Stradivari, aux 17e et 18e siècles — et ses contemporains de Crémone, en Italie? Pour répondre à cette question, l’une des plus coriaces de l’histoire de la musique, une équipe de chercheurs, notamment de l’Institut Paul Scherrer en Suisse, ont eu l’idée d’analyser à l’aide d’un synchrotron — source de rayons X à haute énergie — les minuscules copeaux de bois produits lors de la restauration de ces instruments. Leurs observations montrent la présence d’éléments chimiques inattendus, notamment de l’aluminium, du potassium et du calcium.

Pourquoi c’est intéressant. En guise d’explication, les chercheurs avancent l’idée d’un traitement chimique du bois par les maîtres luthiers de l’époque. Celui-ci aurait eu des vertus antifongiques — grâce à du borax et à des sulfates de métal. Du sel de table aurait aussi été utilisé pour éviter le dessèchement du bois, de même que des sels d’aluminium pour le rigidifier et enfin de la potasse — ou de la chaux — pour éliminer certaines impuretés.

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