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Coronavirus: quelle place donner au scanner thoracique dans le diagnostic?

Ce scanner thoracique montre des opacités bilatérales dites "en verre dépoli" qui peuvent être attribuables au coronavirus... mais aussi à d'autres maladies virales | Chung et coll.

Pour savoir si une personne est atteinte du nouveau coronavirus, un standard s’est imposé, au plan international: le test PCR, qui permet de rechercher la présence de matériel génétique du virus dans le mucus du nasopharynx. Si ce dernier est retrouvé, alors le patient est considéré comme positif. Mais l’expérience de la Chine dans la lutte face au virus a montré qu’un autre instrument pouvait être utile: le scanner thoracique, qui révèle des opacités au niveau des deux poumons. Certains spécialistes estiment ainsi que la tomodensitométrie (le nom technique du scanner) pourrait opportunément compléter les tests PCR, une position qui ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique.

Pourquoi c’est intéressant, mais il faut rester prudent. Parfois, le test PCR peut s’avérer négatif, alors que le patient est bel et bien porteur du virus. Ce «faux négatif» peut survenir parce qu’il intervient trop tôt dans la maladie, au tout début des symptômes, ou du fait d’un problème de prélèvement… En Asie comme en Europe, plusieurs médecins ont utilisé le scanner thoracique pour compléter le diagnostic sur des malades présentant des signes cliniques de Covid-19, mais pour lesquels la PCR restait négative. Mais le scanner n’est pas non plus une panacée: si le test PCR peut donner des faux négatifs, le scanner, lui, peut donner des faux positifs, c’est-à-dire conduire à déclarer malades du coronavirus des patients avec une autre affection des poumons. Le point sur la situation.

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