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Y a-t-il du favoritisme au sein des revues scientifiques?

Le Pr Didier Raoult aux côtés du président français Emmanuel Macron en avril 2020 | DANIEL COLE/AP/KEYSTONE

Le médiatique microbiologiste Didier Raoult est prolifique: son nom apparaît dans un tiers des 728 articles parus dans New Microbes and New Infections, journal dans lequel certains de ses collaborateurs sont éditeurs associés ou rédacteur en chef. Mais cette pratique qui n’est pas l’apanage du polémique scientifique marseillais, selon une équipe de chercheurs français, canadien et italien. Ces derniers montrent que dans certains journaux, parfois influents, un seul et même auteur, parfois membre du comité éditorial, peut signer entre 10 à 40% de l’ensemble des publications. Leurs travaux en prépublication, qui n’ont pas encore été relus par les pairs, ont été repérés par Science.

Pourquoi c’est important. Ces disparités et le risque de conflit d’intérêt peuvent menacer l’intégrité scientifique et la qualité des publications. Cela pose aussi la question du favoritisme et de la qualité de la relecture par les pairs lorsqu’un article est publié très peu de temps après sa soumission au comité de lecture. L’équipe de chercheurs propose ici des indicateurs qui permettraient de détecter des pratiques éditoriales douteuses. Elle suggère de publier les commentaires des pairs évaluateurs afin de permettre aux lecteurs de juger par eux-mêmes si l’article a été correctement révisé.

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