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«Comme le climat, les débris spatiaux sont un problème trop souvent repoussé à plus tard»

Vue d'artiste de Vespa après sa capture | ESA

C’est une première dans l’histoire de l’exploration spatiale. L’Agence spatiale européenne (ESA) va entreprendre, en 2025 si tout se passe comme prévu, la capture d’un débris spatial. Elle a confié cette mission à un consortium industriel européen mené par une jeune pousse suisse spin-off de l’EPFL, ClearSpace. «Je ne pensais pas que nous arriverions à monter une telle mission avant la prochaine collision provoquée par un débris spatial», se réjouit Luisa Innocenti, responsable du programme Clean Space à l’ESA.

Pourquoi c’est important. Depuis les débuts de l’exploration spatiale, l’humanité n’en finit plus de laisser des traces de ses activités, non plus seulement sur Terre mais aussi dans son voisinage. C’est un problème d’actualité pour l’industrie spatiale, qui se posera notamment pour les mégaconstellations satellites, par exemple de SpaceX ou d’Amazon, qui doivent à terme être constituées de centaines, voire de milliers de satellites. Car avec le trafic, augmente aussi le risque que l’embouteillage spatial conduise à une collision… de telles événements ont déjà eu lieu, notamment en 2009, avec la collision entre un satellite américain et un satellite russe.

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