Climat: la campagne coup de poing d'Extinction Rebellion avec la ville de Genève

Illustration: faire-face.ch/campagne

Depuis lundi 30 mai, des affiches choc, type «Avis à la population», ornent les rues genevoises. De l’invasion du moustique tigre à l’annonce d’une canicule aux Pâquis, en passant par une inondation à la Jonction, des slogans percutants projettent des scénarios alarmants d’une cité de Calvin secouée par les effets du réchauffement climatique, en juin 2040. Intitulée «Faire Face», cette campagne de sensibilisation — prévue pendant deux semaines — est pilotée par le mouvement écologiste Extinction Rebellion, et soutenue logistiquement et financièrement par la Ville de Genève, à hauteur de 20’000 francs.

Pourquoi on en parle. Dans les cercles politiques, la démarche questionne et divise. Les autorités publiques devraient-elles financer des projets d’Extinction Rebellion, qui prône la désobéissance civile? Ces messages alarmistes ne jouent-ils pas sur le sensationnalisme, plutôt que de mettre l’accent sur des solutions? La ville s’en défend, en soulignant qu’un comité scientifique, composé notamment d’un météorologue, a validé le projet de sensibilisation qui s’insère dans la stratégie climat de la municipalité. Le mouvement activiste, lui, souligne la nécessité d’agir à tous les niveaux — en misant sur la désobéissance et le dialogue collaboratif avec les autorités.

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