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Climat: il faudrait cinq à dix fois plus d'aide financière pour les pays en développement

Fardosa Mohamed, cinquante ans, recherche de l’eau au Somaliland, la région autonome de Somalie. Les pasteurs somaliens sont particulièrement vulnérables aux phénomènes induits par le changement climatique comme la sécheresse et les inondations. (EPA/MARK NAFTALIN / PNUD)

«La tempête qui s’annonce.» C’est ainsi que le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a intitulé un récent rapport publié jeudi 4 novembre, relayé dans Le Monde. Le constat qu’il dresse est alarmant: les besoins des pays en développement pour faire face aux catastrophes naturelles liées au changement climatique sont cinq à dix fois plus élevés que les financements publics attribués à ce jour.

Pourquoi c’est important. L’injustice est connue: les pays les plus vulnérables face au réchauffement climatique sont aussi ceux qui y ont le moins contribué. Alors que les dirigeants du monde entier se rassemblent à l’occasion de la conférence sur le climat de la COP26 à Glasgow, la promesse d’une aide climatique d’un milliard de dollars par an pour les pays en développement n’est toujours pas tenue.

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Le fossé est destiné à se creuser à l’avenir. D’une part, «les flux financiers connus semblent globalement stables», précise l’UE. D’autre part, les montants nécessaires à l’adaptation au changement climatique augmentent, au fur et à mesure que de plus en plus de secteurs sont touchés. Il faudrait entre 140 et 300 milliards de dollars d’ici 2030 pour couvrir ces coûts, uniquement pour les pays en voie de développement.

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