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ClearSpace, première mission spatiale à nettoyer l'orbite terrestre, menée par la Suisse

Heidi.news l’avait révélé fin 2019: la spin-off de l’EPFL ClearSpace, avait été sélectionnée par l’Agence spatiale européenne (ESA) pour assurer la toute première mission de capture d’un débris spatial. Le contrat, qui s’élève à un montant de 86 millions d’euros (environ 93 millions de francs), a été signé ce mardi 1er décembre 2020.

Retrouvez le décryptage des enjeux de cette mission dans notre nouvel article: «Comme le climat, les débris spatiaux sont un problème trop souvent repoussé à plus tard»

Pourquoi c’est important. Les déchets en orbite, dont le nombre croît chaque année, posent un problème grandissant à l’industrie spatiale. L’ESA estime leur nombre (pour ceux dont les dimension sont supérieures à un centimètre… ce qui est déjà largement suffisant pour endommager un satellite!) à plus de 900’000. La mission ClearSpace-1 aura ainsi pour mission de capturer Vespa, un adaptateur de charge utile d’environ 100 kg laissé en orbite à environ 660 km d’altitude après le second vol du lanceur Vega en 2013..

Le principe. En décembre 2019, Heidi.news détaillait déjà les grandes lignes de la mission, dont le lancement est prévu pour 2025. Le principal enjeu, détaillait Luisa Innocenti, qui dirige l’initiative CleanSpace de l’ESA, est d’apprendre à retirer au plus vite les plus gros débris spatiaux. Une façon d’éviter qu’ils ne provoquent d’importants dégâts sur les satellites déjà en activité, mais aussi qu’ils ne provoquent progressivement, par collision, de nouveaux débris plus petits.

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