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Ce que la découverte des pulsars en 1967 révèle de la place des femmes en sciences

Dame Jocelyn Bell Burnell a découvert l'existence des pulsars en 1967 | University of Dundee

Âgée de 77 ans, l’astrophysicienne britannique Jocelyn Bell Burnell est une figure emblématique pour l’astronomie. En 1968, elle a été la première à prouver l’existence des pulsars, ces objets célestes qui produisent des fluctuations périodiques, et dont on suppose aujourd’hui qu’il s’agit d’étoiles à neutrons. Le 17 mars, elle a donné une conférence virtuelle à l’ETH de Zurich. L’occasion de revenir sur cette incroyable histoire scientifique… et sur les injustices systémiques du milieu scientifique de l’époque.

Où est la controverse? C’est son superviseur, Antony Hewish, qui a été colauréat du prix Nobel de physique en 1974 pour la découverte, plutôt que l’astrophysicienne. Ce qui rappelle l’oubli subi par Rosalind Franklin, quelques années plus tôt, lorsque le prix fut décerné pour la découverte de l’ADN. Deux exemples révélateurs de ce qu’on appelle «effet Matilda», concept selon lequel les contributions scientifiques des femmes de science soit souvent minimisée au profit des hommes, théorisé par l’historienne des sciences Margaret Rossiter.

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