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Capturer le carbone est utile, mais pas forcément là où on l'attend

Usine de Climeworks, près de Zurich. Il s'agit d'un démonstrateur de capture directe du CO2 dans l'air |GAETAN BALLY/KEYSTONE

Quel rôle la capture du CO2 peut-elle jouer dans la lutte contre le changement climatique? Un nouveau livre blanc du centre Enterprise for Society (E4S) — structure commune à Unil, l’IMD et l’EPFL— offre un état des lieux lucide de la situation. Loin d’être une panacée qui nous dispenserait de l’effort de décarboner nos économies en profondeur, ces approches s’avéreront toutefois utiles à l’horizon 2040-2050 pour atteindre le net zéro. Indirectement, elles pourraient surtout aider à fixer un prix du carbone décorrélé du volet politique.

Pourquoi c’est intéressant. Les deux auteurs, Philippe Thalmann et Sascha Nick, du Laboratoire d’économie urbaine et de l’environnement de l’EPFL, l’écrivent d’emblée: «[Ces methodes] d’élimination du carbone ne peuvent fournir un climat stable dans le cadre d’une approche business as usual sans des réductions profondes des émissions». La réflexion sur la décarbonisation, arguent-ils, doit prendre en compte les limites physiques, technologiques et économiques des différentes approches.

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