Biodiversité: nous avons besoin de 50'000 espèces sauvages, alerte l'IPBES

Ils étaient 80 experts et 200 contributeurs à plancher pendant quatre ans sur ce rapport rendu public le 8 juillet dernier. Leur but? Evaluer l’impact des activités humaines sur l’environnement et la biodiversité. Publié pour le compte de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services des écosystèmes (IPBES), ce rapport estime qu’environ 50’000 espèces sauvages sont aujourd’hui utiles pour l'alimentation, l'énergie, la médecine, les matériaux et autres activités humaines. Un appel chiffré à gérer durablement la biodiversité.

Pourquoi c’est crucial. L’IPBES, le «Giec de la biodiversité» plaide pour une meilleure gestion de ces espèces sauvages, au risque de porter préjudice aux 70% des populations pauvres dans le monde qui en dépendent directement. «Ce rapport est la première évaluation globale de notre usage des espèces sauvages, a expliqué au Monde Jean-Marc Fromentin, directeur de recherche à l’Institut français de rechercher pour l’exploitation de la mer (Ifremer), également co-directeur du rapport.

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Parmi les pratiques les plus dévastatrices, l’IPBES épingle principalement:

  • la pêche,

  • la cueillette,

  • l'exploitation forestière,

  • le prélèvement d'animaux terrestres (y compris la chasse).

Dans le rapport, Jean-Marc Fromentin estime qu’environ:

«34% des stocks de poissons sauvages marins sont surexploités et que 66% sont pêchés dans les limites de la durabilité biologique.»

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Le Monde