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Avec ExoMars, l'Europe accuse le coup de la guerre en Ukraine

La mission ExoMars, dont le lancement était prévu pour 2022 et qui devait atteindre l'espace à l'aide d'une fusée russe Soyouz, a été suspendue le temps pour l'ESA d'explorer les solutions alternatives | ESA / ExoMars

L’Agence spatiale européenne (ESA) réagit peu à peu au choc de l’invasion russe en Ukraine. A l’unanimité, à l’occasion d’une séance tenue les 15 et 16 février à Paris, le Conseil de l’ESA a reconnu «qu’il n’était plus possible de poursuivre la coopération entre Roscosmos (l’agence russe, ndlr) et l’ESA sur la mission ExoMars avec un lancement en 2022». L’ESA n’envisage désormais pas un lancement avant 2026, au mieux. Une décision difficile, concernant une mission sur laquelle les équipes travaillent depuis 2005, a reconnu le directeur général de l’ESA, Joseph Aschbacher, à l’occasion d’un point presse.

Pourquoi ça chamboule tout. L’espace représente, depuis la fin de la guerre froide, une voie de pacification des relations multilatérales entre la Russie et les Etats-Unis. Par exemple à bord de la Station spatiale internationale (ISS), impossible d’atteindre un fonctionnement nominal sans coopération: les segments russe et américain — ce dernier étant aussi géré par l’ESA — remplissent chacun des fonctions cruciales pour le bon fonctionnement de la station. Au vu des coûts pharaoniques engagés, de telles collaborations sont monnaie courante. Mais les sanctions internationales imposées à la Russie — et les contre-sanctions qui ont suivi — représentent un coup dur pour les activités spatiales, y compris européennes.

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