Au menu de votre Flux sciences, le 25 juin

Bonjour à tous, je suis Denis, nous sommes le 25 juin 2019, et j’aurais le plaisir de vous accompagner au fil de cette journée. Vos questions, vos remarques, une seule adresse, facile à retenir: sciences@heidi.news. Nous nous efforcerons d’y répondre, en direct si possible!

Il y a quelques minutes, les 27 moteurs (trois lanceurs de neuf propulseurs chacun) de la fusée Falcon Heavy, que j’évoquais hier, se sont allumés pour hisser l’engin et ses dizaines de charges utiles. Deux des trois lanceurs avaient été utilisés, puis récupérés, lors d’une autre mission. Ils sont à nouveau revenus sur Terre sans encombres, selon SpaceX. Le troisième, en revanche, a raté son retour et s’est abimé en mer.

Je me rappelle avoir évoqué, il y a quelques années, cette idée de récup’ avec des grandes huiles de l’espace européen. Nous étions à Kourou, près du pas de tir des Ariane, et tous n’avaient à la bouche que la future Ariane 6 et l’excellente fiabilité des Ariane 5, qui est incontestable.

Tous souriaient, quand ils ne se marraient pas franchement, à l’évocation des lanceurs réutilisables d’Elon Musk, dont les débuts étaient un peu chaotiques. «Ça ne marchera jamais, notre stratégie est meilleure…» et patati et patata. Aujourd’hui, on ne rigole plus vraiment, après l’accumulation de lancements et de récup’, et la concurrence se durcit.

Il est encore trop tôt pour prendre des nouvelles du navire spatial à voile qui voyageait sur un strapontin de cette fusée. Un engin tout petit qui déploiera une voile immense (à son échelle), pas moins de 32 mètres carrés. En y repensant ce matin, je me suis posé une question. La navigation à voile, c’est une propulsion assez écolo. Mais que se passerait-il, dans nos ciels nocturnes, si ces cubesat à voile devaient se multiplier?

Au programme aujourd’hui, entre autres:

  • Florent Hiard nous raconte une belle histoire, celle de ces petits singes capucins qui utilisent des outils depuis 3000 ans (FR). Et nous en apprennent sur nous-mêmes.

  • Nous mettrons aussi le cap vers l’épaisse végétation colombienne, où Anne Guthmann nous fera découvrir une ferme un peu particulière, puisqu’on y élève, en toute discrétion, des grenouilles vénéneuses.

À tout à l’heure!