| | News

A la COP26, un plaidoyer pour les glaciers, «sentinelles du climat»

Deux promeneurs près du glacier du Gorner, près de Zermatt (image d'illustration) | ALESSANDRO DELLA BELLA/KEYSTONE

Au sein du pavillon dédié à la cryosphère de la COP26, c’est aussi au chevet de glaciers mourants que pourront se pencher les décideurs. A cette occasion, un parterre de scientifiques suisses de premier plan ont présenté le 1er novembre un état des lieux préoccupants de la situation. Ils appellent à renouveler les efforts internationaux pour limiter le réchauffement à +1,5°C — un objectif que les auteurs du dernier rapport du Giec qualifiaient de «hors de portée» à moins d’actions «sans précédent» et immédiates —, sous peine de voir les glaciers suisses disparaître.

Pourquoi c’est critique. Il n’en va pas seulement de la beauté des paysages alpins: les enjeux sont également stratégiques, voire vitaux, notamment pour préserver l’approvisionnement en eau douce et en électricité d’origine hydroélectrique du pays. La cryosphère, terme scientifique qui englobe la couverture neigeuse, la glace et le pergélisol (ou permafrost, sol gelé en permanence) de la planète, fournit un des indicateurs les plus visibles du changement climatique: fonte des glaciers, des banquises, de la glace de mer…

La conférence était retransmise en duplex à Genève et en ligne, à l’occasion de deux semaines de mobilisation organisées à l’occasion de la COP26 par le Geneva Cryosphere Hub à l’Université de Genève.

Pour 1,5°C de plus. Le président de la Confédération, Guy Parmelin, a ouvert le bal: «Les montagnes unissent les Suisses et ont influencé leur histoire, rappelle-t-il. Le changement climatique a déjà des impacts majeurs et perceptibles à l’échelle d’une vie humaine.» Mais «la Suisse n’est pas seulement le pays des montagnes, c’est aussi le pays de la science».

Cet article est réservé aux abonnés.

Heidi.news sur Telegram, chaque fin de journée, recevez les articles les plus importants.
Inscrivez-vous!