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A Berne, la victoire du gréviste de la faim fait grincer quelques dents

ANTHONY ANEX/KEYSTONE

Guillermo Fernandez a finalement mis un terme à sa grève de la faim pour le climat au bout de 39 jours. Sa demande a été acceptée: une séance de formation aux enjeux climatiques a été programmée au Parlement, grâce à l’intercession de plusieurs élues vertes. Mais cette victoire ne fait pas l’unanimité, y compris chez les premiers concernés, avertit la Tribune de Genève. Certains parlementaires craignent qu’elle n’établisse un précédent à même de légitimer les actions de désobéissance civile.

Pourquoi ça coince. Un des élus cités par la Tribune de Genève argue que «ceux qui ne veulent pas entendre ne seront pas dans la salle». Un autre, que la question doit désormais être traitée par les «processus démocratiques». Un troisième, que cela ressemble à du «chantage». La Verte Adèle Thorens, qui s’est personnellement impliquée pour trouver une issue, se défend: «Si Guillermo Fernandez a obtenu gain de cause, c’est parce que sa demande était raisonnable et s’inscrivait dans l’actualité avec les rapports du Giec. Le contexte l’a aussi aidé, parce qu’Irène Kälin (présidente du Conseil national, ndlr.) prévoyait de toute façon de marquer sa présidence avec des événements autour du défi climatique.»

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