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Variant indien, un «double mutant» qui n’en est pas un

Pixabay / Alexandra Koch

Alors que les crématoriums indiens débordent, beaucoup d’interrogations portent sur le variant dit «indien» (B.1.617), associé à une deuxième vague épidémique qui secoue le pays entier. Objet d’une intense couverture médiatique, ce nouveau variant du coronavirus est encore méconnu et son rôle dans le chaos indien très incertain. Mais une chose est sûre: son sobriquet de «double mutant» a le don d’agacer les spécialistes.

Pourquoi c’est incertain. Il est très difficile de savoir si un variant est responsable d’une nouvelle vague – comme ce fut largement le cas avec B.1.1.7 au Royaume-Uni – ou s’il est simplement «porté» par celle-ci. Il faut pour cela des études épidémiologiques précises, qui viennent à l’appui des résultats des essais de laboratoire. Or l’Inde possède de très faibles capacités de séquençage, d’où une image encore floue de la situation.

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