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A Genève, les sans-papiers en première ligne face au coronavirus

Keystone / Salvatore Di Nolfi

Les sans-papiers, dont on estime le nombre a environ 10’000 à Genève, sont particulièrement vulnérables face à la crise sanitaire et économique déclenchée par la pandémie de Covid-19. Sur la base d’un sondage réalisé le 2 mai, lors d’une distribution de colis alimentaires, une étude menée conjointement par Médecins sans frontières (MSF) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) révèle l’extrême précarité de cette population, en appréhendant leur situation de façon globale.

Pourquoi c’est une crise aiguë. En répondant à un questionnaire, 532 personnes ont dévoilé un pan méconnu de ce canton prospère, dont l’insuffisance de l’accès aux soins, un logement surpeuplé et les multiples insécurités constituent le quotidien. Le recours aux dispositifs d’aides alimentaires a quadruplé depuis le début de la crise, avertissent les auteurs de l’étude. La démarche des HUG et de MSF pourrait —enfin— conduire les autorités cantonales à agir en faveur de cette population qui, habituellement, survit par ses propres moyens sur le marché gris du travail.

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