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Un hôpital public peut-il faire faillite?

Vue de l'Hôpital Riviera Chablais, HRC, à Rennaz, avril 2020. | Keystone / Jean-Christophe Bott

Le Conseil d’administration du réseau hospitalier du canton de St. Gall a annoncé ce lundi 6 juillet que les opérations ne reprendraient pas à l’hôpital de Rorschach après l’été. Les mesures prises contre la pandémie du coronavirus ont exacerbé l’évolution financière négative et de sous-utilisation des ressources qui se dessinaient depuis plusieurs années et ont mené à des conditions de travail difficiles pour le personnel. De nombreux autres hôpitaux se trouvent dans des situations financières délicates, à l’instar de l’Hôpital Riviera-Chablais, de l’Hôpital neuchâtelois (HNE) ou de l’Hôpital de Bâle Campagne. Ce genre de cas mène régulièrement à des votations populaires et crée des remous dans la presse. Mais un hôpital public peut-il vraiment faire faillite? Analyse.

Pourquoi les finances hospitalières sont un sujet émotionnel. Le nouveau financement des hôpitaux de 2012 a renforcé la concurrence entre les établissements. Hôpitaux publics et privés se battent désormais avec les mêmes armes – du moins sur le papier – ce qui fait augmenter la pression financière sur certains hôpitaux et mènera à de nombreux chamboulements dans le paysage hospitalier suisse au cours des prochaines années. Les potentielles faillites ou fermetures (de site) d’hôpitaux peuvent représenter de lourdes pertes en termes de postes de travail, de revenus fiscaux et de couverture médicale dans les cantons.

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