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Ukraine: cibler des hôpitaux est-il toujours un crime de guerre?

Un ambulancier pousse un brancard avec une femme blessée par un bombardement dans une zone résidentielle d'une maternité transformée en service médical à Mariupol, en Ukraine, le 1er mars 2022. | Keystone / AP Photo / Evgeniy Maloletka

Fumée noire sur ciel gris. Sur les réseaux sociaux, les images défilent et se ressemblent. Depuis le début de l’attaque russe en Ukraine, des internautes, plusieurs ONG, ainsi que le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, ont dénoncé des frappes aériennes sur ou à proximité d’hôpitaux.

Pourquoi c’est complexe. Alors que le procureur de la Cour pénale internationale vient d’annoncer son intention de demander l’ouverture d’une enquête sur les actes commis sur le territoire ukrainien, se pose la question de la portée du droit international pénal et du droit international humanitaire. A quoi s’exposent les hauts responsables de l’armée russe si ces attaques sont confirmées? Heidi.news fait le point avec Marion Vironda Dubray, collaboratrice scientifique au sein de l’équipe de recherche «Right to Truth, Truth(s) through Rights», dirigé par la Professeure Garibian à la Faculté de droit de l’Unige.

Heidi.news – Comment le droit international humanitaire, le DIH, protège-t-il les hôpitaux et les soignants?

Marion Vironda Dubray – Les hôpitaux sont des objets particulièrement protégés par le DIH. Les Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels stipulent que les malades et blessés, le personnel médical, les hôpitaux et les unités mobiles médicales ne peuvent en aucune circonstance faire l’objet d’attaque. La protection s’applique aussi aux militaires blessés soignés au sein de l’hôpital et aux soignants armés, s’ils le sont pour défendre leur vie et celle des blessés.

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