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Toujours «aucune indication» que le vaccin d’AstraZeneca soit à incriminer, estime l’EMA

Keystone / AP / Cecilia Fabiano

Le vaccin d’Oxford-AstraZeneca sème un vent de panique en Europe, après la détection de plusieurs cas graves de troubles de la coagulation et l’arrêt temporaire des vaccinations par plusieurs pays – dont l’Allemagne et la France. L’Agence européenne du médicament (EMA) donnait mardi 16 mars 2021 une conférence de presse, retransmise entre autres par le Guardian. «Il n’y a toujours aucune indication que la vaccination ait causé ces problèmes», a indiqué Emer Cooke, directrice exécutive de l’agence, lors d’un événement davantage destiné à incarner la position de l’agence qu’à livrer de nouvelles informations. Il faudra attendre jeudi 18 mars pour que le comité de pharmacovigilance de l’EMA, qui s’est muni d’un spécialiste des troubles cardiovasculaires pour l’occasion, statue de nouveau sur la balance bénéfices-risques du vaccin. Jouant le devenir des campagnes de vaccination en Europe (sauf en Suisse, où le vaccin n’est pour l’heure pas homologué).

Pourquoi c’est difficile. Au 10 mars, l’EMA rapportait 30 cas d’événements thromboemboliques graves (formation de caillots sanguins) sur 5 millions de vaccinations en Europe – dont un certain nombre de décès non spécifiés, rapportés par la Norvège et d’autres pays. Comme le remarque le Conseil supérieur de la santé belge, c’est environ cinq fois moins que le taux d’incidence attendu en population générale. Par ailleurs, de tels problèmes n’ont été mis en évidence ni en essai clinique, ni lors des campagnes britanniques. Aucun signal épidémiologique n’est donc à signaler pour l’instant, même si les déclarations de pharmacovigilance en provenance des pays continuent d’affluer vers l’EMA. Chaque cas devra faire l’objet d’une évaluation médicale et les experts réunis à Amsterdam (siège de l’agence) auront la lourde tâche d’évaluer la plausibilité d’un lien de causalité et de proposer d’éventuelles nouvelles mesures de précaution – voire, dans le pire des cas, revenir sur l’évaluation globale du vaccin.

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A retrouver sur le site du Guardian (EN)

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