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Témoignage d’un étudiant en médecine mobilisé aux soins intensifs des HUG à cause du coronavirus

Une tente installée aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) pour recevoir les cas suspects liés à l'épidémie de nouveau coronavirus. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)

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La semaine dernière, Marc-Aurèle a reçu un mail de ses chefs. Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) lui proposaient de s’engager volontairement à prolonger son stage de fin d’études de médecine aux soins intensifs jusqu’à fin avril. Le jeune homme de 24 ans n’a pas hésité et immédiatement répondu positivement. Il a annulé le stage prévu le mois prochain en chirurgie pédiatrique à Paris.

Comme lui, une vingtaine d’élèves de médecine ont bousculé leurs programmes pour venir renforcer le service des soins intensifs et faire face à la pandémie de Covid-19. Les élèves ont été répartis sur trois fronts: l’aide aux médecins, la cellule de crise ou contribuer à la recherche. L’appel des HUG a été lancé aux étudiants et étudiantes ayant déjà fait une expérience aux soins intensifs, avec un message les invitant à convier d’autres camarades intéressés.

Depuis lundi, Marc-Aurèle continue son stage avec de nouvelles responsabilités. Il «double» un médecin afin de l’assister et essaie d’apprendre rapidement pour pouvoir être de plus en plus autonome -avec supervision- si le nombre de malades devait augmenter en flèche comme cela a été le cas en Chine ou en Italie. La situation aux HUG est «gérable», bien qu’exceptionnelle. Hier mardi, une septantaine de patients étaient hospitalisés pour le Covid-19, dont dix-huit aux soins intensifs. Un hôpital reçoit rarement plus d’une dizaine de personnes avec la même pathologie, à l’exception de la grippe, et requérant le même équipement, explique-t-il. Les malades graves du Covid-19 requièrent une intubation, de la ventilation et un isolement pendant 7 à 10 jours. L’enjeu est donc aussi logistique.

Comme beaucoup, il pense aux semaines à venir, à toutes les inconnues qu’elles comportent. Ses collègues et lui sont actuellement à l’oeuvre douze à treize heures par jour.

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