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En cas de pénurie, quels malades mettriez-vous sous respirateurs et selon quels critères?

Unités des soins intensifs à l'hôpital de Sion, février 2009 (Keystone ¦ Gaetan Bally))

Le laboratoire d’éthique de l’innovation, ethix, a mené un sondage pour savoir sur quels critères allouer les ressources aux soins intensifs si celles-ci venaient à manquer. Le sondage fait écho aux directives médico-éthiques émises par l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM) et la Société suisse de médecine intensive. Ces directives ont pour but d’orienter les professionnels de la santé dans le triage des patients en cas de goulet d’étranglement aux soins intensifs. Tour d’horizon des résultats préliminaires pour évaluer à qui les Suisses octroieraient un accès prioritaire aux soins intensifs et à l’appareillage médical en cas de pénurie.

Pourquoi c’est intéressant. La saturation des hôpitaux dans le Nord de l’Italie a placé de nombreux médecins et soignants devant des choix tragiques. Quand les lits aux soins intensifs et les respirateurs artificiels sont venus à manquer, ces derniers ont parfois dû arbitrer entre patients plus ou moins jeunes, plus ou moins malades, plus ou moins riches… La question du triage médical (à qui donner accès aux soins en priorité et sur quels critères) touche au cœur même du dilemme éthique. Pouvoir se référer à des principes supportés par une majorité peut guider ces décisions souvent considérées comme impossibles.

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