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Se réparer et réparer les autres après un cancer du sein

JOUR 18 – Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Nadège Schriber, physiothérapeute, explique pourquoi elle a participé à une approche pionnière dans la prise en charge des patientes touchées par cette maladie dans le canton de Genève.

«Physiothérapeute de formation, j’ai traversé un cancer du sein en 1998, à l’âge de 38 ans, suivi d’un second en 2005. Ce premier cancer fut un immense bouleversement dans ma vie. Il faut savoir qu’à cette époque les réseaux de soutien concernant cette maladie n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui. Je me suis alors sentie complètement perdue. J’ai eu la chance de bénéficier du merveilleux soutien de mon mari, de ma famille et de mes amis, ainsi que de l’incroyable équipe médicale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Malgré cela, c’était le système D. J’étais là, totalement perdue et désorientée, à devoir gérer seule les suites de mon cancer du sein. Je ne me sentais ni soutenue ni conseillée. Certes, il existait bien des perruquiers et quelques physiothérapeutes avec une formation adéquate, mais je ne les connaissais pas et aucun réseau n’était organisé, comme c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, nous n’étions qu’au début d’internet.

Créer un réseau de physiothérapeutes spécialisés sur Genève est parti de ma frustration. Je me suis alors spécialisée dans le domaine de la prise en charge des patientes opérées du cancer du sein et en lymphologie.

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