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Rien ne permet d'affirmer que les mutations du coronavirus le rendent plus dangereux

Image d'illustration | Pixabay

Le 30 avril, le laboratoire national de Los Alamos (LANL), aux Etats-Unis, dévoilait une étude en prépublication suggérant que les mutations du Sars-CoV-2, virus à l’origine de la maladie Covid-19, avaient donné lieu à l’émergence d’une souche plus contagieuse que les autres. Une hypothèse effrayante qui a depuis fait le tour du monde… mais qui doit être interprétée avec prudence, explique The Atlantic. Les conclusions de cette étude, qui n’a pas encore été relue par les pairs, ni publiée dans une revue scientifique, seraient exagérées.

Pourquoi c’est plus compliqué. En cause, une mutation particulière survenue en février, qui pourrait influencer sur la contagiosité. Mais rien ne permet pour l’instant d’appuyer cette hypothèse. Selon l’enquête méticuleuse menée auprès de plusieurs virologues (non impliqués dans ces recherches) par le journaliste Ed Yong, les arguments de l’étude sont plausibles, mais insuffisamment étayés par les faits. La grippe est connue pour ses mutations rapides, qui imposent de développer un vaccin différent chaque année. En comparaison, les virus du groupe des coronavirus mutent dix fois plus lentement.

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A lire sur The Atlantic (EN)

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