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A la banque des yeux de Lausanne, le dernier voyage des cornées

Les cornées sont conservées dans un flacon. | Fondation Asile des aveugles - Hôpital ophtalmique Jules-Gonin

Dans cette banque, pas de coffre-fort, juste un laboratoire. Son contenu est pourtant plus précieux que des lingots. A la Banque des yeux de l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin, chaque année, des dizaines de cornées sont stockées, évaluées et attribuées à des patients, après avoir été prélevées sur des donneurs décédés. En 2021, 40 personnes ont recouvré la vue grâce au travail mené sur ce site peu connu du grand public. A quelques jours de la votation sur la loi sur la transplantation, Heidi.news est allé jeter un œil.

Pourquoi c’est fascinant. Alors que les organes issus du don doivent être transplantés dans les heures qui suivent le prélèvement, la cornée (un tissu) peut être conservée jusqu’à un mois après. Peu évoquée dans les médias et les campagnes de sensibilisation, la greffe de cornée — la fine membrane transparente et bombée à la surface de l’œil — est en réalité la procédure du don d’organes et de tissus la plus ancienne et la plus fréquente en Suisse. Rien qu’en 2020, plus de 700 cornées ont été greffées dans le pays. Malheureusement, la pénurie de dons frappe également ce secteur et les mois d’attente se comptent encore souvent sur les deux mains.

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