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Récit d'un test (négatif) du Covid-19 aux HUG

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Photo: Keystone

Notre nouvelle newsletter gratuite, le Point Coronavirus vient remplacer pour quelques semaines le Point Sciences. Chaque jour, elle vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux. Ce nouveau rendez-vous quotidien donne la parole aux soignants qui se dévouent sur le front du Covid-19.

Mal de tête, toux, courbatures. Samedi, François° s’est réveillé avec des symptômes inquiétants. Le Genevois a pris peur car «je ne suis jamais malade, j’avais été en contact avec beaucoup de gens et ma mère est âgée», raconte-t-il. Vers 23h30, il se rend donc en ligne et tape «test dépistage coronavirus genève» et tombe après quelques clics sur la page qu’il cherche -coronacheck- et répond aux questions. L’outil informatique lui recommande de rester confiner chez lui ou d’aller à l’hôpital faire un test. Que faire? Il appelle la réception des Hôpitaux universitaire de Genève (HUG) et tombe sur une personne ne sachant lui répondre. Elle lui dit d’appeler le 144. Au téléphone, on lui dit de se rendre aux HUG le dimanche matin, car aucun test de dépistage n’est réalisé la nuit. (François n’a pas eu écho de la hotline genevoise 0800 909 400 ndlr.)

Dimanche matin, François va donc aux Urgences, à 9h. Le service lui indique que les tests de dépistage du Covid-19 se font dans un autre bâtiment, à proximité du parking Lombard. Il arrive finalement au bon endroit, répond à une série de questions et patiente une heure et quart, la priorité étant donnée au personnel soignant. Dans la salle d’attente, une dizaine de personnes -malades ou très inquiètes- attendent leur tour avec un masque sur le visage. Une infirmière le reçoit finalement, lui insert une longue tige dans le nez et quelques secondes plus tard, c’est terminé. Que va-t-il se passer maintenant? On lui indique de rentrer chez lui et qu’il sera appelé en cas de résultat positif, uniquement. Frayeur: son téléphone sonne lundi. Au bout du fil, l’infirmière lui indique que son test est… négatif.

François est soulagé et salue le travail et l’humanité du personnel soignant, malgré le stress ambiant. En professionnel de la communication, il est néanmoins persuadé que «le processus pourrait être optimisé, en commençant par la partie digitale, puis en donnant les bonnes informations aux gens sur place afin d’éviter que les gens malades ne se rendent aux mauvais endroits et infectent d’autres personnes.» Il enverra ses remarques prochainement aux HUG.

°Nom d’emprunt

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