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Quand le masque devient une bataille (et un marqueur) idéologique

Donald Trump encadré par les docteurs Deborah Birx, qui dirige la cellule de crise de la Maison-Blanche, et Anthony Fauci, figure centrale de ladite cellule. Le président des Etats-Unis, qui apporté son soutien via Twitter aux manifestants anti-confinement, refuse de porter un masque. Photo: EPA/Stefani Reynolds / POOL

Les manifestants qui, de Berlin à Detroit en passant par Zurich, se sont révoltés contre les mesures de confinent au cours des dernières semaines n’en portaient souvent pas. Pas plus que le président Trump ou le vice-président Pence même lorsqu’ils visitent… une usine de masques ou un hôpital. A la manière des gilets jaunes, des révolutions de couleur, de la barbe des fondamentalistes musulmans voir des sans culottes, le port du masque ou plutôt le refus de le porter devient un signe de reconnaissance partisan. Et le fruit d’une stratégie politique.

Pourquoi c’est révélateur. L’exemple des pays asiatiques, certaines études (pas toutes, un faux sentiment de protection est aussi pointé) et le bon sens suggèrent que le port du masque réduit les risques de transmettre un coronavirus fortement contagieux pour soi-même et surtout pour les autres. Mais entre les allers et retours des autorités de santé à ce sujet et la fatigue d’un confinement remplacé par les mesures de distanciation sociale, une frange de la population manifeste son mécontentement en refusant le port de masques. Ils deviennent du coup un symbole d’appartenance partisane aux États-Unis mais pas (encore ?) en Europe.

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