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Précaires et invisibles, les nettoyeurs dénoncent leur exposition au Covid-19

Image d'illustration. | Shutterstock

Cet article est le troisième volet d'une série d'enquêtes sur les métiers qui passent entre les mailles du filet social et sanitaire mis en place par les autorités face à la crise du coronavirus.

La bonne gestion des deniers publics et la quête d’efficience des entreprises a son revers et il porte un nom: externalisation. Etat, écoles, banques et régies recourent systématiquement aux services d’une entreprise de nettoyage. Des commandos restreints se déploient à marche forcée dans leurs locaux pendant qu’employés et fonctionnaires prennent le petit déjeuner ou le dîner. Face à l’épidémie du Covid-19, ces soldats de la propreté s’inquiètent pour leur santé, car dans leur profession, le télétravail n’existe pas.

Pourquoi c’est important. Exercé à une écrasante majorité par des femmes, le métier de nettoyeur répond à la définition même du travail précaire. Temps partiel, faible rémunération, cumul d’emplois, activité invisible et pourtant indispensable en sont les caractéristiques. Rien qu’à Genève, le secteur occupe environ 7’000 personnes au sein de 250 entreprises, de la PME familiale à la multinationale.

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