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Pourquoi les psychologues déposent plainte contre des assurances-maladie

Image d'illustration: dans un cabinet de psychothérapeute, le 21 février 2020, à Zurich. | Keystone / Christian Beutler

Les factures établies par les psychothérapeutes en formation postgrade doivent-elles être remboursées par l'assurance de base? La question déchire les psychologues et certaines assurances-maladie.

La Fédération suisse des psychologues (FSP) a déposé plainte contre une des deux faitières de l’assurance-maladie, Santésuisse, auprès de l’organe de surveillance, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’objet du litige? Le non-remboursement des prestations des psychothérapeutes en formation par certaines assurances-maladie membres de Santésuisse. Un bras de fer qui dure depuis plusieurs mois et qui s’envenime.

Pourquoi on en parle. Depuis le 1er juillet 2022, les psychothérapeutes peuvent facturer leurs prestations directement, sans passer par la supervision d’un psychiatre. Le nouveau cadre légal définit assez clairement qui peut et ne peut pas facturer les séances de psychothérapies, mais un flou existe concernant les professionnels en formation.

Une brèche qui pousse la faîtière à refuser le remboursement par l’assurance obligatoire des soins et qui laisse quelque 1500 psychologues en formation postgrade dans l’embarras et des patients sans psy. Explications.

Lire aussi: «Plus de proximité et moins d’attente»: le nouveau système de remboursement des psy

Les raisons de la colère. On pensait que tout était enfin réglé: les psychologues et psychothérapeutes reconnus au niveau fédéral sont passés du système dit de la délégation à celui dit de la prescription le 1er juillet 2022. En clair, ils peuvent facturer directement leurs prestations sans être sous la tutelle d’un psychiatre. Une autonomie gagnée de haute lutte.

Mais au moment de passer aux choses sérieuses, à savoir définir un tarif, les relations entre Santésuisse et la FSP se sont gâtées. En juin 2022, une structure tarifaire provisoire a bien été établie entre les partenaires tarifaires, et la même valeur de point (le montant que peut facturer chaque praticien en fonction du canton où il pratique, ndlr.) a été validée par tous les cantons.

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