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Pourquoi la Suisse n’interdit pas les phtalates dans les jouets

Les tapis d'éveils sont souvent en PVC, assouplis grâce à des phtalates. | Shutterstock

L’information est passée inaperçue le 1er décembre, cachée dans la modification de l’ordonnance sur la sécurité des jouets. Un phtalate (le DIBP) reconnu comme étant perturbateur endocrinien et reprotoxique, faisant également partie de la liste européenne des substances extrêmement préoccupantes, est désormais soumis à restriction d’usage, comme trois autres phtalates aux profils et risques similaires (les DEHP, DBP, BBP). La concentration de ces quatre substances est désormais limitée à 0,1% dans les jouets vendus en Suisse.

Pourquoi c’est préoccupant. Le DIBP fait partie de la famille des phtalates, des plastifiants qui rendent de nombreuses matières – essentiellement le PVC – plus souples, plus élastiques, plus flexibles et résistantes aux chocs. Ils sont présents dans des milliers d’articles courants (jouets, cosmétiques, vêtements, chaussures, revêtements de sols). La quasi totalité de la population y est exposée. Le principe de précaution voudrait qu’on interdise ces substances pour éviter les expositions.

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